Notre histoire

Publié le 31/07/2018 (mis à jour le 13/08/2018)

Quelques dates repères de l'histoire de la CFDT et de notre fédération 3C.

1884-1919      Le syndicalisme autorisé en France (loi Waldeck-Rousseau)

  • La loi de 1884 autorise les syndicats ou associations professionnelles à se constituer librement
  • Des syndicats se créent. 

1919              Création d'une Confédération de travailleurs chrétiens

  • En réaction au syndicalisme anticlérical de la CGT, vont se constituer des syndicats chrétiens. Ils se regroupent en 1919 en Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC).
  • Rattachée à la doctrine sociale de l'Eglise, la CFTC prône un syndicalisme réformiste qui a pour objectif d'améliorer le sort des salariés sans pour autant supprimer le patronat.

1940-1945     La Seconge Guerre Mondiale

  • Le syndicalisme confédéré est interdit par Vichy : CFTC et CGT sont dissoutes. De nombreux syndicalistes entrent dans les réseaux de résistance.

1946              Après la guerre

  • La CFTC sort transformée de la guerre : elle a mené des actions communes avec la CGT et accepte, lors du congrès de 1949, l'unité d'action. Elle pose la question du non-cumul des mandats politiques et syndicaux adoptés en février 1946. 
  • La CFTC remplace, dans ses statuts, la référence à l'Eglise par celle des "principes de la morale sociale et chrétienne".

1947-1959     La CFTC appelle à la grève

  • Durant cette période, la CFTC déclenche ou participe à différents mouvements de grève pour défendre les droits des salariés en matière de nationalisation, d'accords sur les salaires, les conventions collectives, de sécurité sociale.

1959 -1961   La CFTC solidaire de l'Algérie

  • Dès 1955, lorsque l'état d'urgence en Algérie est voté, la CFTC affirme son soutien au peuple algérien. En juin 1959, la CFTC rappelle le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. A partir de 1960, elle noue des liens avec l'Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), afin de l'asssiter dans son combat pour l'indépendance.

1964            La CFTC devient CFDT

  • A l'issue de "l'évolution" vers un syndicalisme laïc, la CFTC se transforme en CFDT.
  • Une minorité refuse la laîcisation et maintient le sigle CFTC.
  • Eugène Descamp est élu secrétaire général.

1968          Mai

  • La CFDT appelle les travailleurs à agir sur les lieux de travail et est à l'origine de la création des sections syndicales d'entreprises. C'est la première fois que le syndicalisme est reconnu dans l'entreprise.

1970-1979   L'autogestion comme alternative

  • le congrès de 1970 met en place de nouveaux statuts et propose une alternative à la société capitaliste : l'autogestion des entreprises. La gestion et l'organisation de l'entreprise doivent revenir aux travailleurs afin qu'ils puissent intervenir sur leurs conditions de travail. Ce principe devient l'identitié même de la CFDT.
  • Edmond Maire est élu secrétaire général en 1971. Il le restera jusqu'en 1988.
  • En 1973, les salariés de l'entreprise LIP (fabricant de montres) à Besançon reprennent la gestion de leur entreprise. Ce conflit, animé par la CFDT, devient l'emblème de l'autogestion.
  • En 1974, la CFDT adhère à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) créée en 1973.

1979          Le recentrage

  • La CFDT défend son autonomie d'action et de décision, quel que soit le type de rapports qu'elle établit avec les forces en présence, politiques ou syndicales. Elle se concentre sur sa mission d'organisation syndicale pour mieux faire face aux mutations de la société : mondialisation, modification de l'appareil productif, restructuration et forte progression du chômage.

1981-1988   La CFDT face à la gauche au pouvoir

  • En 1981, la CFDT appelle à voter socialiste à l'élection présidentielle de mai. C'est la dernière consigne de vote qu'elle donne, affirmant ainsi son indépendance politique.
  • L'élection de François Mitterrand est considéré comme la possibilité d'un renouveau pour le mouvement syndical. 
  • La CFDT veut faire aboutir rapidement ses revendications prioritaires : réduction de la durée du travail, lutte contre les inégalités de salaires et de pouvoir d'achat, droits nouveaux accordés aux salariés
  • Au cours des années 80, la CFDT s'implique fortement dans les combats pour la démocratie à travers le monde. Elle apporte son soutien à Solidarnosc, aux travailleurs et syndicalistes réprimés ou emprisonnés pour leurs idées au Chili et en Afrique du Sud.

1982          Lois Auroux

  • Elle s'inspirent des propositions de la CFDT. Elles représentent des avancées significatives pour la défense des droits des salariés et ont fortement modifié le droit du travail :interdiction de toute discrimination ; obligation de négocier des accords collectifs dans l'entreprise sur les salaires, sur la durée et l'organisation du travail, sur l'égalité professionnelle ; développement des institutions représentatives du personnel ; création d'un droit d'expression des salariés sur les conditions de travail ; création du Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT).

1988        Pour un syndicalisme d'adhérents

  • Le congrès de 1988 met l'accent sur le syndicalisme d'adhérents et sur l'adaptation du syndicalisme face aux mutations économiques et sociales.
  • Jean Kaspar succède à Edmond Maire.
  • La CFDT adhère à la Confédération Internationale des Syndicats Libres (CISL)

1992       Une femme à la tête de la confédération

  • Nicole Notat est élue secrétaire générale.
  • La CFDT souligne l'indispensable régulation de l'économie de marché : dans une optique de mondialisation structurée et solidaire notre syndicalisme confédéré doit privilégier la négociation pour dessiner les contours d'un nouveau contrat social fondé sur l'emploi et la lutte contre l'exclusion. L'un des axes de sa stratégie concerne la réduction du temps de travail négociée.

1995       Mouvement sociaux

  • La CFDT s'implique dans la défense de la Sécurité sociale. Elle soutient la réforme Juppé qui maintient la logique de système solidaire.

1998       Congrès de Lille

  • Ce congrès permet de clarifier la conception du syndicalisme CFDT : un syndicalisme confédéré qui fait le choix de l'adaptation, de la négociation, de la lutte contre l'exclusion et pour l'emploi, d'une mondialisation ordonnée et solidaire.

2002       Congrès de Nantes

  • Plein emploi, travail de qualité, prostection sociale, fonctions publiques et développement syndical sont les cinq thèmes de la résolution approuvée par les congressites. 
  • François Chérèque remplace Nicole Notat à la tête de l'organisation.

2003       Retraites

  • La CFDT participe à la concertation sur les retraites et obtient le dispositif "carrières longues". Cet accord a permis a plus de 600 000 salariés ayant commencé à travailler tôt de partir à la retraite avant 60 ans.

2006       Congrès de Grenoble

  • Une fois de plus le congrès réaffirme l'importance de la démocratie en France, la nécessité de corps intermédiairesplus forts, d'acteurs engagés dans les réformes.
  • La CFDT s'oppose au "Contrat Première Embauche" (CPE) soumis par le gouvernement Villepin. Pour elle, c'est une réponse inadaptée à une vraie question, celle de l'insertion des jeunes. 

2008-2010       Sécuriser les parcours professionnels

  • Plus de flexibilité, plus de mobilité, multiplication des contrats de travail et carrières, les salariés sont confrontés à un marché du travail en mutation qui fragilise leurs droits.
  • En 2008, la CFDT obtient de nouvelles garanties au travers de l'Accord de Modernisation du marché du travail : droit à la mutuelle d'entreprise ou à la formation deviennent transférables après un licenciement.
  • En 2008, la CFDT signe une déclaration commune relative à la représentativité syndicale avec la CGT, le MEDEF et la CGPME. Dorénanvant la représentativité des syndicats repose sur le vote des salariés dans les entreprises.
  • En 2009, la CFDT signe l'accord sur l'assurance chômage qui garantit plus de droits aux salariés, en particulier aux plus précaires.
  • Congrès de Tours

2012       Assemblée générale des syndicats

Laurent-Berger 01---Copie-ConvertImage        François Chérèque quitte son mandat de secrétaire général et est remplacé par Laurent Berger

2014       Congrès de Marseille

2018       Congrès de Rennes