La Poste - BSCC - La CFDT ne laissera pas se développer le mal-être silencieux des managers

Publié le 05/02/2021

La qualité de vie au travail est un bien grand mot pour qualifier l’environnement dans lequel nos managers opérationnels et fonctionnels des centres courriers évoluent aujourd’hui. Depuis plusieurs semaines, alors que la « peak-period » n’est pas terminée, que les équipes managériales sont épuisées, les signes envoyés par la BSCC ne se veulent pas rassurants.

De nombreux RESC, RE, ROP et RRH ont interpellé les équipes CFDT dans les territoires pour leur faire part de leurs inquiétudes et mal être.

La BSCC amorce déjà sa future organisation et cela sans concertation

À la veille des discussions nationales du futur modèle BSCC pour les années à venir, les DEX dans les territoires ont déjà bougé les curseurs. Des postes de RESC seraient transformés en RE, les RE en ROP selon l’équation 1 RE = 2 ROP. Tout cela bien entendu sans aucune concertation, aucun respect de la méthode de conduite du changement, mais surtout sans mesurer les impacts produits auprès des équipes managériales très inquiètes quant à leur avenir.

Pour la CFDT, la méthode ne traduit pas la volonté de faire de nos managers des acteurs des futures transformations.

Pour un manager, faire part de ses difficultés est souvent quasi impossible. Ce silence peut parfois cacher un profond malaise. La CFDT ne laissera pas se développer des pratiques qui ne sont pas sans conséquences sur la santé morale de nos collègues cadres. Nous avons donc alerté le Directeur de la prévention, de la santé et la sécurité de la BSCC et demandé que ses équipes intègrent dans leur plan de visite-terrain des établissements la question du bien-être des cadres dans leur quotidien de travail.
La CFDT a demandé que ce point devienne l’un des fils rouges des prochaines commissions nationales de santé et sécurité au travail.

Pour la CFDT, il faut aller plus loin et la question du malaise des cadres doit figurer dans les discussions nationales sur le futur modèle BSCC. Comme tout un chacun, ils doivent être écoutés, soutenus et reconnus.