BUREAUX D'ETUDES : OPIIEC : Etude relative à l'emploi et à la formation sur le développement à l’international des TPE, PME et start-up du numérique

Publié le 02/04/2024

Dans les dix dernières années, les start-ups ont fait l’objet de nombreuses politiques en faveur de l’innovation, de l’entrepreneuriat et de la croissance économique notamment sur des dispositifs d’accompagnement à l’international. Néanmoins, le développement à l’international reste un défi à relever pour les start-ups françaises, et pour une part des petites et moyennes entreprises du Numérique notamment sur les aspects RH.

4 modalités d’approche de développement à l’international 


Différentes modalités d’approche de développement à l’international se distinguent même si les stratégies de déploiement sont nombreuses :

  • Approche par l’export (en direct avec une équipe commerciale interne ou indirect via des partenaires intégrateurs internationaux et/ou des partenaires distributeurs locaux)
  • Filiale commerciale et opérationnelle (entité juridique locale, commercialisation et réalisation opérationnelle en local)
  • Implantation de production/offshoring de talents (logique d’internationalisation, recrutement en local)
  • Croissance externe (fusion, acquisition, prise de participation)


Le choix de l’approche dépend très souvent du profil d’entreprise (taille), du marché adressé et du pays ciblé. 


Quel état des lieux et quelles perspectives de création d’emplois liée au développement à l’international de la filière du numérique ? 


L’international occupe une part significative de l’activité des entreprises du Numérique notamment pour les éditeurs de logiciels, secteur très internationalisé comparativement aux autres secteurs du Numérique (les éditeurs réalisent en moyenne 58% de leur CA à l’international). Par comparaison, le secteur des ESN est moins internationalisé (18% du CA des ESN françaises a été réalisé à l’international en 2019). 


Les créations d’emplois liés au développement à l’international estimées d’ici 2028 dans le cadre de l’étude sont de plus de 20 000 sur la filière du Numérique dont 1 000 dédiés à 100% à l’international.  


Retrouvez dans le rapport d’étude complet les estimations réalisées sur les créations d’emplois dans les entreprises internationalisées : par segment d’activité (ESN, Conseil en technologies, éditeurs de logiciels, plateformes) et par profils d’entreprises (start-up, PME et TPE). 


Quels sont les freins et motivations pour le développement à l’international des entreprises du numérique ? 


L’analyse des évolutions technologiques, politiques, économiques et sociétales confirme globalement une situation propice au développement de l’internationalisation des entreprises du Numérique. Les leviers d’une présence plus marquée à l’international dominent, même si les difficultés de recrutement et le manque de ressources financières constituent de réels freins. Des problématiques restent néanmoins très spécifiques selon la taille des sociétés (start-up, TPE ou PME) ou le type d’activité au sein de la filière du Numérique (ESN, ICT, édition, plateformes). 


Développement à l’international : quels impacts sur les métiers et les compétences dans la filière du Numérique ? 


Les impacts RH sur l’organisation interne de l’entreprise dépendent de la stratégie d’approche retenue. Bien que les tendances soient similaires dans le choix des modalités d’approches de développement, de légères différences ont pu être dégagées dans le cadre de l’étude selon le secteur d’activité de l‘entreprise : les éditeurs de logiciel ont tendance à davantage faire appel à des distributeurs locaux que la moyenne, les ESN à réaliser une croissance externe ou bénéficier du portage d’un grand groupe, tandis que les entreprises de conseil en technologies semblent privilégier davantage l’appui sur des partenaires locaux ou sur des agents commerciaux. 


Métiers du numérique impactés par le développement international 


Les métiers sont différemment impactés par l’international même s’ils sont tous concernés par une décision de présence à l’international, l’organisation devant logiquement s’aligner. 

  • Les métiers les plus fortement impactés : les métiers d’avant-vente, les commerciaux et les métiers de la direction et du pilotage de projet 
  • Les métiers peu impactés : les métiers techniques (hormis quelques exceptions pour les métiers en lien plus direct avec la clientèle du nouveau pays ciblé) ainsi que les métiers supports devant évoluer (ex. fuseaux horaires). 


Compétences à développer pour favoriser la mobilité internationale dans la filière du numérique


Globalement la compétence clé demeure la maitrise de l’anglais : 

  • Langues (anglais, espagnol, …)
  • Gestion de projets complexes et multi-acteurs (communication, organisation, adaptabilité, conduite du changement, …)
  • Soft-skills (l’ouverture à l’autre et la sensibilité multi-culturelle, une excellente communication et de vraies capacités d’adaptation).


Les compétences techniques de l’international semblent s’acquérir généralement « au fil du temps » et en s’appuyant sur des conseils spécialisés (traduction, distribution, traitement des aspects règlementaires et juridiques, etc.). 


Les compétences clés pour réussir à l’international sont décrites dans le rapport complet par famille de métier.


20 recommandations identifiées pour accompagner le développement à l’international des entreprises du numérique  


Parmi les actions identifiées autour de la formation, du partage d’expériences et de l’écosystème de soutien au développement, l'élaboration d’un guide « international » permettant d’orienter les entreprises vers les dispositifs d’appui et les bonnes pratiques RH apparaît indispensable pour faciliter le développement à l’international des start-up, TPE et PME du Numérique.  

Retrouvez l’intégralité de l’étude via les ressources téléchargeables ci-contre : 

- la synthèse

- l'essentiel

- le rapport complet